La jument du rêve hennissait sous le ciel des déserts,
Du haut de son dos, je me soude à la selle :
Mes jambes, franges de laine, la douceur des doigts,
Fil de soie perdu dans les méandres d’anciennes conquêtes.
Je suis sur son dos, revenant de mes blessures lointaines,
La blessure est pénétrante, et mon sang, une lune
qui brille dans l’arbre de l’horizon.
J’étais sur sa selle, mort… Je me soudais à
elle de plus en plus.
presse
« La poésie
doit être ambiguë. C’est l’art du mot, indirect,
qui est ouvert aux différentes interprétations
afi n de laisser au lecteur la chance de réfléchir.
Lorsqu’on lit la poésie de Mallarmé par exemple,
on fait face à cette ambiguïté. »
Entretien avec L’Hebdo Al-Ahram.
« Le ton grave et le verbe amer, l’Égyptien
Afifi Matar reste sur la lignée des poètes arabes
classiques. Son héros buveur et instinctif n’arrive
toujours pas à transformer son éternel défaitisme
en victoire. Assommé et abattu, le brave éthylique
de Afifi Matar se résigne avidement dans
l’eau-de-vie. »
Taïeb Chabi,
Maroc-Hebdo.
